Bazar est l` âme de Samarcande

L` odeur des épices rѐgne sur le marché
Safran, cannelle, poivre- tout est mélangé !
Ses raisins reflѐtent le soleil couché.
Sa poussiѐre des siѐcles est le mystѐre caché…

Savez-vous que Samarcande est connue non seulement comme la ville de coupoles d`azur mais aussi comme l`un des plus grands centres de commerce?

Située au carrefour de réseaux routiers, la ville attirait les marchands de touts les bouts de la terre, en gagnant progressivement le statut de la ville centrale de la Route de la soie.

La population de la ville avait toujours l`attitude particuliѐre en matiѐre de commerce. Ainsi, encore chez les Sogdiens il y avait la coutume de mettre la piѐce de monnaie dans la main du nouveau-né pour qu`il ne manque jamais d`argent. On lui donnait aussi du miel pour qu`il soit éloquent.

Les marchés de Samarcande représentaient le monde à part avec ses rѐgles et lois non écrites. Dѐs le matin la vie commencait à y frémir et on avait l`impression que ça n`arrêtait jamais. Pour la population de l`époque, le marché remplaçait les journaux, la radio et la télé. On y pouvait non seulement faire des achats mais aussi apprendre les nouvelles apportées par le voisin ou bien par les marchands-voyageurs qui faisaient le métier de Google et répandaient les informations en se déplaçant de ville en ville avec la caravane. A côté des marchés à l`ombre des arbres se trouvaient de nombreuses maisons de thé (choykhana) . Installés sur les lits-divans, les voyageurs fatigués pouvaient y prendre du thé et écouter la poésie et la musique orientale en performance habile des chanteurs et des poѐtes de talent.

Le marché était par le droit d`un lieu de rencontres et de négociations. Parfois ces rencontres avaient le caractѐre crucial.

Le marché oriental est plein d`épices et soiries.
Le marché oriental est la joie de ma vie.
J`y viens touts les jours pour retrouver ma belle amie
Pour moi, son beau regard n`a pas de prix !

Avec le début du rѐgne de Tamerlan encore plus de marchés apparaissent dans la ville.On pouvait y trouver tout ce qu`on voulait: des tissus, bijoux, huiles essentielles et produits de beauté, de la vaisselle. Il y avait des marchés où on ne vendait que des vêtements et des articles ménagers…

Intéressant est le fait qu`avant l`apparition des trois médersas, sur la fameuse place Reghistan il y avait le bazar construit par l`une des épouses de Tamerlan où on vendait les coiffes.

A l`heure actuelle Samarcande continue à maintenir sa réputation de la ville de commerce. Le plus grand marché de la ville est le bazar Siab, l`endroit préféré des touristes jadis venus à Samarcande. Dѐs qu`on y met son pied, ce bazar surprend par l`abondance de couleurs et de saveurs. Un coup d`oeil ne suffit pas pour mesurer toute la palette de marchandises et de produits, bien rangés et mis en valeur : des fruits et des raisins secs, des épices, des légumes, du miel, du fromage…

Comme on dit chez nous : « L`Orient est une question délicate ». Le voyageur doit comprendre qu`ici on n`est jamais à la hate, ni de vendre , ni d`acheter. On apprécie le processus plus que le résultat :on examine longtemps la marchandise et la négocie jusqu`à ce que le vendeur soit content de recevoir le profit, et l`acheteur satisfait de l`article acheté se dirige à la maison.

Дата: 14.01.2017   Автор:    Категория: Articles,Blog

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