Maalouf Samarcande

Samarcande fascine toujours le coeur d`écrivain

Il existe des livres qu`on peut appeller des livres de culte. Mais il en y a aussi qui sont devenus pareils grâce à Samarcande. L`un d`eux est le roman du célèbre écrivain français Amin Maalouf « Samarcande », qui a été pour la première fois publié en 1988 à Paris par l` Editions Jean-Claude Lattes. Depuis, ce livre passionnant évoque un énorme intérêt vers Samarcande en y attirant les visiteurs du monde entier, de différentes confessions, langues et cultures.

L`épigraphe du roman est représenté des paroles de l`écrivain et poète américain Edgar Allan Poe ”Et maintenant, promène ton regard sur Samarcande ! N`est-elle pas reine de la terre? Fière, au-dessus de toutes les villes, et dans ses mains leurs destinées ? ». Dans son préface on trouve les paroles suivantes : « Samarcande, la plus belle face que la Terre ait jamais tournée vers le soleil. » Ce roman a été décoré par le Prix des Maison de la Presse en 1988.

30 ans après la visite de Samarcande par Amin Maalouf, son lien avec la ville et sa population n`est pas devenu plus faible. Dans le cadre du projet international encyclopédique appelé « Samarcandiane » le journaliste ouzbek Anatole Ionessov lui a demandé de répondre à quelques questions.

— Comment êtes-vous arrivé à l`idée d`écrire le roman “ Samarcande”?

— Dès mon enfance j`étais fasciné par le nom-même de Samarcande que je trouvais toujours très poétique et expressif. J`éprouvais également l`admiration d`Omar Khayyam dont les Robaïyat j`ai découvert dans la bibliothèque de mon père. Il me semble que j`ai eu l`envie d`écrire se roman aussitôt que j`avais appris que le poète a passé une partie de sa vie à Samarcande.

— Suivez-vous le parcours de votre roman, par exemple, le nombre de langues auxquelles il a été traduit, quel est le tirage approximatif du livre?

— Selon l` information que j`ai eu de mon éditeur, à l`heure actuelle le roman est lu en 34 langues. En ce qui concerne le tirage et le nombre d`éditions, il serait difficile de le compter pour de différents langues et pays. Mes renseignements sur cette questions ne sont pas complets. Je sais uniquement qu`en français le tirage a dépassé un millons d`exemplaires, et qu`en turque c`est déjà le 83-ème tirage.

— Quand êtes-vous venu à Samarcande?

— J`ai visité votre ville avec mon épouse la même année quand j`ai commencé à écrire mon roman, en 1987. C`était le voyage incroyable. Je recommande toujours à mes amis et lecteurs de visiter Samarcande. La plupart d`eux le font et en rentrent fascinés.

— Quelle est votre vision de Samarcande ?

— Vous ne serez pas surpris si je vous dis que je suis fasciné et admiratif de la vieille partie de la ville. La nécropole Chakhi-Zinda et le tombeau d`Amir Temour, mais avant tout la place Reghistan qui est un d`endroits les plus merveilleux de notre planète. Samarcande, c`est une magnificence inoubliable, l`harmonie et la sérénité.

— Quels sont vos souhaits adressés aux habitants de Samarcande?

— Je leur souhaite de conserver leur patrimoine architectural avec de l`amour et la sagesse, qu`ils considèrent leur ville comme un objet de fiérté et en s’appuyant sur cette fierté regardent l’avenir avec la confiance, le dévouement et la générosité.

PS. Espérons qu’avec le temps, le roman d’Amin Maalouf «Samarcande» sortira et en ouzbek.

La version franâaise de l’interview faite par Anatole Ionessov.

Photo d`Amin Maalouf © Anne Assoulin — la maison d’édition «Grasse», France.

Дата: 08.06.2017   Автор:    Категория: Articles,Blog